Hystérographie

DE QUOI S’AGIT-IL ?

C’est un examen radiologique de l’utérus et des trompes.

Etant donné que l’utérus et les trompes comme tous les organes sont radio transparents (non visibles spontanément sur une radiographie du bassin), on utilise des produits de contraste opaques aux rayons X pour les visualiser. L’utérus et les trompes deviennent donc visibles sur les radiographies (colorés en blanc).

 

POURQUOI EST-IL PRESCRIT ?

L’hystérographie permet d’évaluer principalement la perméabilité des trompes (si les trompes sont bouchées ou pas).

L’hystérographie est un complément de l’échographie qui elle étudie mal la cavité utérine et les trompes.

L’obstruction tubaire  (trompes bouchées) est une des causes d’infertilité.

Cet examen est indiqué le plus souvent dans l’exploration des infertilités primaires (aucune grossesse à terme) ou secondaires (au moins une grossesse à terme), ainsi que la recherche d’anomalie utérine.

Il confirme l’obstruction tubaire après stérilisation (ligature des trompes, pose de micro-implants type essure, stérilisation par voie hystéroscopique).

 

PRÉPARATION DE L’EXAMEN :

Pour éviter d’effectuer cet examen par rayons X lors d’une grossesse à son début :

  • un test de grossesse Béta-HCG est exigé et réalisé 3 à 4 jours maximum avant l’examen.
  • L’examen est réalisé durant la phase folliculaire du cycle menstruel (à l’arrêt de l’écoulement menstruel et avant l’ovulation) habituellement entre J7 et J12 du cycle menstruel (J1 est le 1er jour des règles).

La présence d’une infection gynécologique est en principe une contre-indication à cet examen.

Le gynécologue qui adresse la patiente en radiologie peut prescrire un antispasmodique (diminuer les éventuelles douleurs) et/ ou une antibiothérapie prophylactique afin de pouvoir réaliser l’examen sans risque de surinfection gynécologique.

 

DÉROULEMENT DE L’EXAMEN :

La patiente est installée sur la table radiologique couchée sur le dos.

Un premier cliché sans préparation est réalisé sur le petit bassin.

Puis la patiente est en position gynécologique.

  • Désinfection antiseptique de la vulve et du périnée par la radiologue.
  • Mise en place d’un spéculum et repérage du col utérin.
  • Désinfection du col de l’utérus et du vagin.
  • Mise en place d’une sonde dans l’orifice du col utérin.
  • La sonde est dotée :
  • d’un petit ballonnet gonflable, sur l’une des extrémités, qui permet à la sonde de rester en place pendant l’injection du produit,
  • deux seringues sur l’autre extrémité : l’une pour le produit de contraste à injecter, l’autre avec de l’air pour gonfler le ballonnet.
  • Des clichés sont réalisés au cours de l’injection lente afin de suivre la progression du produit de contraste dans l’utérus et les trompes ainsi que le passage du produit dans la cavité péritonéale. Les clichés sont pris dans différentes positions (sur le dos, sur le côté et les deux trois quart pour bien dérouler les différents segments des trompes).
  • Il est demandé à la patiente de mettre les mains sur la poitrine pour éviter la prise des clichés des mains sur le ventre.
  • Il est demandé à la patiente de bloquer sa respiration pendant la prise des clichés pour éviter d’avoir des clichés flous.
  • Il faut prévoir une protection féminine : l’élimination du produit et un écoulement sanguin peuvent persister durant un jour ou deux.
  • La prise d’antispasmodique est conseillée en cas de contractions.

 

DURÉE DE L’EXAMEN :

Varie en fonction de votre anatomie et du nombre de clichés nécessaires.

Le temps nécessaire est en moyenne de 30 minutes.

Clichés d’hystérographie :

BÉNÉFICES ET LIMITES :

Découverte inattendue d’une pathologie débutante sans symptomatologie est possible.

Comme toute exploration radiologique cet examen n’est pas sûr à 100% :

  • Des lésions peuvent ne pas être vues, mais tout sera mis en œuvre pour une meilleure efficacité diagnostique.
  • La réalisation de cet examen peut-être impossible : col imperméable ou infranchissable.

 

RÉSULTATS :

Un premier commentaire vous est donné juste après l’examen par le Radiologue.

Le compte-rendu écrit avec les clichés sera disponible à la fin de la consultation.

A VOTRE RETOUR A DOMICILE ET COMPLICATIONS :

Des petits saignements vaginaux peuvent survenir dans les heures qui suivent l’examen. En cas de persistance au-delà de deux jours, il est conseillé d’appeler son médecin traitant ou son gynécologue, celui-ci vous prescrira un traitement adapté pour arrêter le saignement.

 

Une infection tubaire induite (ou réactivée) peut se voir.

 

Si des manifestations inexpliquées vous inquiètent dans les suites de l’examen, tels que des saignements importants, des douleurs ou une fièvre, vous devez contacter le Radiologue, votre médecin traitant ou votre gynécologue.